L’évolution de la croissance de la RD Congo de 2013 à 2016

Après une forte augmentation à près de 9 pour cent dans la période 2013-2014, la croissance de l’économie congolaise a ralenti en 2015, en baisse de 7,7% par rapport à 9,2% en 2014. En effet, en 2015, la croissance économique était de 7,7%, en baisse par rapport à 9,2% en 2014 et inférieure à la croissance de 10,3% projetée initialement. La croissance a été soutenue par les industries extractives et manufacturières, les transports et les télécommunications. L’inflation s’est maintenue à 0,8% et le taux de change du franc congolais (CDF) au dollar américain (USD) est resté stable, en baisse de 0,2%. En dépit de la baisse drastique du prix des matières premières, la stabilité macroéconomique a été préservée en raison du resserrement des recettes fiscales, des réserves internationales et de l’augmentation du déficit du compte courant.

 

 

En 2016, l’économie congolaise a été endommagée  par la baisse des prix mondiaux de ses principales exportations et par un climat politique et de sécurité instable. La croissance, propulsée par les industries manufacturières, le commerce, l’agriculture, les transports et les télécommunications, est passée de 6,9% en 2015 à 2,5% en 2016. Le ralentissement économique et la baisse des exportations ont réduit la marge budgétaire du pays dans un contexte de rigidité des dépenses. Les réserves de change ont diminué, ce qui a entraîné une dépréciation d’un an du franc congolais (CDF) de 26% et une augmentation inquiétante de l’inflation, qui a atteint 11,24% à la fin de 2016. Si l’augmentation récente du prix du cuivre se poursuit, La croissance économique pourrait atteindre 4,0% en 2017 et 5,2% en 2018. Pour consolider ces chiffres, un climat politique et de sécurité stable est essentiel, avec un engagement ferme des autorités à mettre en œuvre des mesures adoptées en janvier 2016 pour la stabilisation économique et les stimulants, en En particulier celles visant à accroître les revenus intérieurs et la diversification économique.

 

Le gouvernement a lancé des réformes pour renforcer la gouvernance et la transparence dans les industries extractives (foresterie, mines et secteurs pétroliers) et améliorer le climat des affaires. À l’heure actuelle, presque tous les contrats signés par le gouvernement sont accessibles au public. En outre, la RDC participe à l’Initiative de transparence des industries extractives (EITI) et publie régulièrement des recettes tirées des ressources naturelles. Cependant, la systématisation des procédures nécessaires à un processus concurrentiel dans l’attribution des contrats miniers, pétroliers et forestiers nécessite des efforts supplémentaires de la part du gouvernement.

 

Il existe une volonté politique réelle de promouvoir l’esprit d’entreprise et l’industrialisation en RDC, qui a adopté une stratégie nationale de développement pour les petites et moyennes entreprises (PME), un document sur les politiques et stratégies industrielles et un programme national d’incubateurs pour générer des emplois. La formation et le mentorat des petits et moyens opérateurs privés. Néanmoins, la mise en œuvre de ces stratégies et programmes reste limitée, notamment en raison du manque de ressources financières. Des efforts supplémentaires sont nécessaires pour: i) renforcer l’esprit d’entreprise par l’éducation et le développement des compétences; Ii) faciliter les échanges de technologie et d’innovation; Iii) améliorer l’accès au financement pour les entrepreneurs; Iv) améliorer le climat réglementaire de l’entrepreneuriat; V) établir des liens entre les PME nationales et les entreprises étrangères; Et vi) renforcer le dialogue public-privé.