Créer une entreprise, de l’idée à la réalité

Tout commence par une idée

Au commencement de toute entreprise, il y a une idée. C’est ce qui advient de cette idée qui en détermine le succès ou l’échec : près de la moitié des start-up font faillite dans les trois ans qui suivent leur création. Lancer une entreprise est une rude tâche.

D’abord et avant tout, à l’idée si bonne soit-elle doit s’ajouter l’esprit d’entreprise, c’est-à-dire la détermination à prendre des risques. Sans cet esprit entrepreneurial, une idée géniale peut ne jamais être exploitée. Pour autant, toutes les idées ne sont pas bonnes : bien sot serait l’entrepreneur qui lancerait un produit sans réflexion préalable, ni étude de marché, ni planning détaillé.

Il y a bien des raisons de vouloir créer son entreprise : être son propre patron, faire de sa passion une activité lucrative, donner libre cours à sa créativité, travailler dur pour gagner beaucoup, etc. Mais bien qu’il ait du vrai dans la maxime de Walt Disney, “Si vous pouvez y rêver, vous pouvez le faire”, poursuivre un rêve est toujours risqué. Il faut avoir l’esprit d’entreprise chevillé au corps pour abandonner un emploi stable et bien rémunéré et se lancer à l’aventure. Entreprendre, c’est risqué; mais pour réussir, il faut aussi savoir gérer le risque.

Quelles que soient leurs motivations, tous les entrepreneurs ont une chose en commun : le goût du risque. On réussit rarement du premier coup, il faut de la détermination et de la ténacité pour tenir bon lorsque client, banquiers et bailleurs de fonds vous répondent “non” à longueur de journée. Avoir foi en ses idées est essentiel. La plupart des start-up ont besoin d’un financement pour se lancer : leurs créateurs doivent être capables de convaincre les investisseurs que leur concept est viable et qu’ils sauront en faire une affaire rentable, même si cela doit prendre du temps. Amazon n’a gagné de l’argent qu’au bout de six ans.

Le Financement et business plan

Après l’idée vient la question du financement. Certains projets nécessitent peu d’investissements, voir aucun. Mais de nombreuses start-up ont besoin d’un rapport financier substantiel, et la plupart devront trouver des fonds à un moment ou à un autre de leur développement. Un entrepreneur doit donc être capable de convaincre des bailleurs de fonds que son idée est valable et qu’il possède les aptitudes requises pour en faire une entreprise viable.

Sans un bon business plan, pas de financement. Le plan d’affaires doit présenter le projet lui-même, détailler les études de marché réalisées, les activités et le marketing, et établir des prévisions financières. Il doit aussi exposer une stratégie de développement à long terme et identifier d’autres options si tout ne se déroule pas comme prévu.

La plupart des faillites sont dues à un manque de liquidités : les capitaux empruntés peuvent aider un temps, mais finalement c’est avec ses revenus qu’une entreprise doit financer ses activités. Un bon plan de développement  doit analyser les futurs flux de trésorerie de l’entreprise et bien identifier toutes les sources possibles de déficit.

Il s’ensuit que le projet doit être rentable. Une idée formidable sur le papier peut s’avérer infructueuse sur la plan commercial. Déterminer si une idée a ou non un potentiel nécessite une étude de marché.

Le marché

Qui sont nos concurrents ? Leurs produits sont-ils directement concurrents du nôtre, ou sont-ils de possibles substituts au nôtre ? Comment sont-ils perçus sur le marché? Et quelle est la taille de ce marché ?

Sur des marchés de plus en plus mondialisés et compétitifs, les créneaux vierges de toute concurrence sont rares. Pour se tailler une part de marché, une entreprise doit convaincre les consommateurs que son produit a quelque chose que ses concurrents n’ont pas : elle doit s’armer d’un “argument publicitaire unique” ou d’un “argument émotionnel de vente”.

Ces stratégies de différenciation sont omniprésentes dans tous les secteurs d’activité, de l’extraction des matières premières aux services après-vente. Entrez par exemple dans une librairie : vous y trouverez une multitude de livres qui, souvent, traitent du même sujet, mais qui jouent sur la présentation (graphisme, couverture, format) pour attirer l’oeil et se distinguer de leurs concurrents.

Pour se procurer un avantage concurrentiel, il faut soit être le premier sur un nouveau marché, soit se distinguer de ses concurrents. Ainsi eBay a-t-il été le premier site de vente aux enchères en ligne : créé en 1995, il n’a cessé depuis de dominer ce créneau. A l’inverse, Facebook n’était pas nullement le premier réseau social lancé sur le Net, mais c’est en offrant un produit différent et meilleur que les autres qu’il a pu surclasser tous ses concurrents. Une fois une firme bien établie, le défi change de nature : son objectif est alors de maintenir ses ventes et de poursuivre sa croissance.