Comment peut-on gérer ses économies après avoir décroché son tout premier boulot ? »

Dans la vie,  décrocher son tout premier job constitue un grand soulagement et une phase décisive amenant à l’auto-prise en charge ou à l’autonomie sur le plan social. En même temps, la gestion de ses premiers mois de salaire peut s’avérer difficile dans la mesure où l’on a devant soi  une légion de besoins utiles  à satisfaire, voire futiles car on a souvent tendance à vouloir céder à  certaines folies ou caprices vu que l’on commence à gagner de l’argent. Et pour ne pas perdre les pédales, il convient de se fixer une certaine ligne de conduite de peur de laisser libre cours à la prodigalité. Ainsi, cet article se propose de vous souffler quelques stratégies qui vous permettront d’avoir une gestion financière équilibrée, vous qui venez à peine de sortir des griffes de la précarité ou du chômage ! Let’s go !

Définir ses dépenses prioritaires

En étant chômeur et surtout en quête de son tout premier job, l’on a très souvent des milliards de besoins qui ne sont pas toujours satisfaits faute d’argent.  Alors, l’embauche se dresse en chemin menant vers le salut car on se dit : « Eurêka ! J’ai enfin trouvé une solution pour me débarrasser de mes frustrations résultant de mes besoins jusque-là non satisfaits ! ».

En effet, la gestion de ses premiers mois de salaire doit être sérieuse et très rigoureuse, pour ne pas dire austère, car cette période doit être consacrée à la quête de la stabilité sociale à l’instar de la fondation relative à une maison en construction.  Ainsi, il sied de prioriser des dépenses vitales, donc celles qui servent à quelque chose dans la mesure où leurs effets donneront de l’équilibre à la vie privée et professionnelle du nouvel employé : ravitailler sa valise ou sa garde-robe pour être présentable au lieu de service et dans son quotidien, s’acheter un smartphone à utiliser pour des tâches professionnelles tout comme dans la vie quotidienne, louer une maison si l’on veut se sentir plus confortable, faire des provisions afin de s’éviter des dépenses excessives et journalières. C’est donc ça « la priorisation ! »  Si l’on rêve de se payer des vacances, s’acheter un véhicule neuf ou d’occasion, monter une association caritative, se marier… Il convient de faire sa petite liste de dépenses à effectuer « pas à l’instant mais un peu plus tard » puisque la précipitation dépensière peut faire grincer des dents alors que ses conséquences sont irréversibles. Toutefois, si une personne touche dès ses premiers mois un salaire très costaud pouvant lui permettre de vivre dans le plus grand confort, quitte à elle d’assouvir ses besoins sociaux pourvu qu’elle ne le regrette pas plus tard.

Savoir épargner au temps présent en considérant l’avenir

Parfois la vie nous oblige à faire face à certaines réalités auxquelles nous n’avons pas pensé même à la longueur d’une seconde!  De ce fait, l’homme prévoyant doit toujours garder ses munitions en réserve. Dans ce sens, l’épargne est une grande alliée du nouveau salarié car elle permet à celui-ci de gagner en maturité et de jauger la vie au fil des événements. A titre exemplatif, l’argent épargné peut représenter un fonds d’investissement précieux dans l’avenir. Au fait, la vie peut vous surprendre avec une belle opportunité d’affaires. Et si vous disposez à ce moment-là  de moyens nécessaires pour investir, vous le ferez sans hésiter car vous vous serez retrouvé avec ce qu’il faut pour monter une affaire. Au cas contraire, ce ne sont pas vos multiples regrets qui vont se transformer en argent avec lequel investir.   « Savoir épargner c’est se donner la peine de cultiver son proche champ de maïs afin d’éviter d’être l’éternel client d’un autre vendeur de maïs qui se nourrit de son produit ; qui lui procure en même temps du gain ». Certains diront : « je gagne peu avec ce premier job, avec quoi et comment puis-je donc épargner ? » Evidemment, c’est une pertinente question que doit se poser toute personne qui se sert de son cerveau pour réfléchir. Alors la réponse est : « aussi petit que soit-il, il vous sera toujours possible de défalquer (déduire, soustraire) de ce salaire même une très petite somme à mettre de côté. Et si vous pratiquez ceci au fil des mois, vous pourrez vous retrouvez avec un bon montant mis en réserve. Par ailleurs, à défaut d’être consistant pour un investissement dans l’avenir, cet argent pourra servir aux dépenses qui interviendront dans le futur. Ainsi, cette épargne aura au moins servi à quelque chose d’utile ».

Eviter de vouloir prendre de la revanche sur la vie

« Ah les réalités de la vie m’ont beaucoup fait souffrir ! Maintenant, il est temps pour moi de profiter de la vie ! Carpe diem», ce genre de déclarations sorte très souvent de la bouche de ceux qui ont gardé une dent contre les coups de la vie. Se retrouvant  désormais dans une situation favorable, puisqu’ils ont trouvé du boulot, ils décident de donner une bonne leçon à la vie : « faire la fête, vivre dans l’insouciance  »

Et pourtant, cette attitude est très suicidaire pour un nouvel employé. Certes, il n’est pas aussi bon d’être économe à l’extrême étant donné qu’il n’est pas non plus interdit de se faire plaisir, se procurer un bien ou un service assurant la satisfaction d’un besoin vital. Car l’on travaille aussi pour prendre soin de soi-même et de ses proches. En effet, le mal réside dans le fait de prétendre donner une bonne leçon à la vie en faisant de la folie ou en dépensant aveuglement.

Pour le nouveau salarié, les difficultés endurées par le passé doivent plutôt servir de repères ou leçons dont il devra tenir compte afin d’éviter de rentrer dans sa situation antérieure, celle caractérisée par la précarité et le chômage. Les premières économies d’un nouvel employé lui servent de béquilles dont il ne peut se séparer aussi rapidement au risque de précipiter sa propre chute ; lui qui doit en principe penser à construire sa vie dès la fondation.

Eviter la mauvaise compagnie, cet entourage qui ne pense qu’à croquer votre argent

 L’annonce d’un premier job suscite toujours de la joie au sein de la famille, dans le cercle d’amis et parmi ses connaissances. Mais attention puisque par après plusieurs vont se rassembler tout autour de vous comme des vautours avec un objectif très précis : « profiter de votre argent sans souci! »

Ici, il faut faire la démarcation entre « aider ses proches » et « se vider les poches » et aussi entre « l’avarice », « la prodigalité »  et « le sens de l’épargne ». En réalité, le nouveau salarié peut aussi prêter main forte à ses proches en cas de besoin étant donné que l’amitié et la famille comptent beaucoup dans la vie. Cependant, sa bonne foi ne doit pas entraîner toute une culture dépensière. Il ne doit donc pas céder à cette logique de ses proches voulant  continuellement célébrer la fin de son chômage. Il peut une ou deux fois donner avis favorable à la requête de ses proches pour faire la fête et non en faire une coutume de tous les soirs ou de tous les week-ends en passant pour le patron ou la coqueluche du moment ou pour celui qui décaisse les billets à la moindre demande, même pour des motifs les plus incohérents et formés de toute pièce! En même temps, il doit s’abstenir d’un comportement avare au point de se faire détester par les siens! Ce dernier doit logiquement miser sur l’épargne afin de matérialiser sa stabilité sociale.

Fabrice Amisi