Née en République démocratique du Congo et élevée aux Pays-Bas, la jeune femme est revenue dans son pays d’origine pour lutter contre les carcans de la société congolaise. Après huit ans d’existence, son cabinet connaît une croissance de 35 % par an. Une « niche market » que l’entrepreneure veut amener à maturité.

Emile Bola est le patron d'Hologram Identification Services, HIDS, l'un des leaders africains dans le domaine de la biométrie. Emile Bola s'intéresse ainsi à un secteur jusque-là confié à de grandes firmes internationales et s'attaque à un vaste chantier lorsque l'on connaît le chaos qui règne dans de nombreuses nations subsahariennes en matière d'état civil.

La rémunération est fixée par des contrats individuels conclus librement entre travailleurs et employeurs ou par voie de conventions collectives. Elle doit être stipulée en monnaie ayant cours légal en RDC.

Pendant cinq ans, les deux fondateurs, Annie et Fély Samuna, ont investi 150 000 dollars sur fonds propres, et fait face à l’incrédulité du marché. Aujourd’hui, le numéro un des centres d’appels indépendants a gagné des clients prestigieux comme l’opérateur Tigo et l’antenne locale du sud-coréen Samsung.

C’est à Bruxelles que Christian Yumbi a ouvert son premier restaurant « Re-Source », comme « Retour aux sources ». Sa cuisine artistique, véritable étalonnage gustatif et bain de jouvence pour les papilles, attire une grande clientèle et  lui vaut de figurer dans le guide Michelin, le graal de tout restaurateur. Il a également été le premier noir à être élu meilleur jeune chef de Bruxelles dans le guide Gault MillauDans la capitale belge, le succès est au rendez-vous mais le rythme de travail est intenable pour ce chef qui privilégie sa vie de famille. Le retour au pays lui permet de retrouver cette stabilité familiale avec son épouse et leurs deux garçons. Il y décroche son premier travail dans un site minier de Lubumbashi, ville cuprifère de la RDC. Responsable des opérations, il est chargé de fournir 500 repas par jour au personnel. Un défi relevé au quotidien mais qui handicape à nouveau sa vie de famille. Le chef étoilé décide alors de se consacrer à des projets personnels.

Après l’obtention d’un Master en Droit, suivi d’un Master des Affaires, Marketing et Management, elle cofonde EXP-Comunicard : l’une des premières agences de marketing en Afrique subsaharienne. Puis, Patricia Nzolantima s’engage dans la cause féminine en créant le système de micro-crédit qu’elle baptise Femmes d’Avenir, le magazine International Working Lady, mais aussi la fondation Kinshasa Rose, en faveur de la lutte contre le cancer du sein en RDC. Depuis 2013, Patricia Nzolantima représente le Congo à la Young Entrepreneurs’ Alliance, au sommet du G20. Une reconnaissance internationale qui lui a permis de rencontrer de grandes personnalités telles que Bill Clinton et John Kerry.

Pour étendre son réseau dans toute la RDC, des grandes villes aux régions reculées, la banque de la famille Rawji, Rawbank, a entièrement revu sa stratégie en matière de ressources humaines. Une approche payante.

Faut-il y voir une marque de confiance ? Le 14 mars, la BAD n’a pas hésité à accorder à la banque de détail congolaise Rawbank un prêt de 15 millions de dollars (12 millions d’euros). Un coup de pouce qui doit lui permettre « d’améliorer sa liquidité à long terme, de renforcer son bilan et de faire croître son portefeuille client », indique un communiqué officiel.

Il faut dire que, ces dernières années, la banque fondée par Mazhar Rawji – chef du clan familial indo-pakistanais régnant sur la distribution et l’agroalimentaire en RD Congo – et Thierry Taeymans – un Belge passé par la Belgolaise et la Banque commerciale du Congo (BCDC) – affiche une croissance insolente.

Maillage massif du territoire

De 2012 à 2016, son produit net bancaire a bondi de 46 % pour atteindre plus de 99,4 milliards de francs congolais (82,8 millions d’euros). Sur la même période, son ratio de solvabilité a augmenté de deux points, atteignant un peu plus de 26 %. Le total de bilan s’établit à 1 314 milliards de francs congolais (1 milliard de dollars), en croissance de 32 % par rapport à 2015. En mars 2018, elle a également, pour la quatrième fois consécutive, été classée meilleure banque de RD Congo par le magazine Global Finance.

Lauréats du prix de la gouvernance d’entreprise en RDC, décerné par la Fondation Roi Baudouin, Laurent et Fréderic Mukashirwa ont créé en 2010 la société Jambo au départ d’une idée simple : au départ des fruits disponibles au Congo (mangues, goyaves, ananas, pamplemousses, oranges…)créer une gamme de jus de fruits naturels, commercialisés dans les marchés et supermarchés des grandes villes. Vendus à des prix abordables (c’est là tout le défi…) ces jus « nationaux » devraient à terme réduire la dépendance aux produits importés, ces « sucrés » venus d’ailleurs qui font l’ordinaire des Congolais. Avec un chiffre d’affaires de 750.000 dollars les perspectives sont bonnes, en dépit de la faiblesse du pouvoir d’achat local.

DFC est une jeune chaîne de restauration congolaise, née il y a sept ans dans les locaux d'un cybercafé de Kinshasa. Inspiré par les géants du fastfood américain, son créateur Djaffar Amani, aimerait désormais développer des franchises à travers le pays.

Du poulet frit, des serveurs coiffés d’une casquette, des frites et un service rapide : DFC ressemble à s’y méprendre à un restaurant de la chaîne amériaiane KFC (kentucky fried chicken). Mais à la sauce congolaise : au menu, on trouve aussi du makayabu et d’autres plats africains.

À 40 ans, et avec pour tout bagage scolaire un diplôme de couture, Pauline Mona Kayoko est à la tête de 20 stations-services en République démocratique du Congo. Un réseau qui s’étend de Kinshasa, à Kananga, et de Mbujimayi à Lubumbashi.

 
Pour s’imposer dans un marché très concurrentiel elle a fait le choix d’aller là ou les autres ne vont pas : dans les quartiers populaires où sa marque de stations-services vertes et jaunes, ML Station Services, trouve sa clientèle.

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